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27 Jul

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K.A.R.L. creates the first ever animated tattoo

19 Jul

Live on Facebook, through the Human
API. On Facebook.com/ballantines throughout June and July Ballantine’s
is celebrating people who leave an impression. Three live events where
unique individuals perform a demonstration of their work. You can watch
it from their point of view, chat to them live and help them make
creative decisions.

Le Paseo de la Castellana, la colonne vertébrale de la ville

1 Mar

A la base parti pour une simple balade,cette dernière s’est transformée peu à peu en safari urbain…jusqu’à ce que la batterie de mon appareil me lâche, c’est pas marrant sinon. Cela dit, j’ai quand même pu avoir quelques photos. Rencontre avec un axe stratégique de la capitale.

Allant de la Plaza de Colon au sud, jusqu’à la zone de Cuatro Torres au nord, le Paseo de la Castellana, du long de ses 6 kilomètres et demi, traverse littérallement la moitié de la ville.  La première chose que l’on remarque, c’est la différence -flagrante- entre ses dimensions et celles des rues habituelles de la capitale : du haut de ses dix voies de circulation, on a vraiment l’impression de marcher sur une sorte d’autoroute urbaine. Mais où bizarrement, on ne se sent pas mal.

Le Paseo de la Castellana, cette autoroute urbaine

D’ailleurs ici, tout est beaucoup plus moderne que la moyenne du centre. On y retrouve entre autres :

- Les édifices des Nuevos Ministerios, construits tout récemment (enfin, on se comprend, au XXe Siècle quoi) et hébergeant de nombreux ministères.

Nuevos Ministerios

Ces bâtiments sont d’ailleurs juste à côté de la station de métro éponyme, où vous aurez de très fortes chances de passer si vous venez de l’Aéroport, dans la mesure où elle constitue le terminus de la ligne faisant la liaison entre Madrid et Barajas.

- Le centre d’affaires, AZCA. Fait intéressant : le plan initial du projet, validé en 1946, proposait de construire un quartier d’affaires sans aucune circulation automobile de surface, en ramenant tout en souterrain, via une grande station : celle de Nuevos Ministerios. Bon après, l’info vient de wikipedia, en non sourcé, donc bon.

AZCA, vu des Nuevos Ministerios

On y retrouve d’ailleurs la Torre Picasso, dessinée par Minoru Yamasaki. Mais si vous connaissez, celui là même qui est à l’origine du World Trade Center ! (Bon, j’avoue, je ne savais pas non plus) :

Torre Picasso

- le stade Santiago Barnabeu (le stade du Real de Madrid donc, avis aux pèlerins footeux) :

Estadio Santiago Barnabeu

- les maisons mères de divers organismes. Gros gros coup de coeur pour celle de l’INE, l’INSEE local :

INE, Instituto Nacional de Estadistica

- La Plaza de Castilla, et ses fameuses tour emblématiques de la ville : les Torres KIO, formant la Puerta de Europa :

Plaza de Castilla y Puerta de Europa

- En enfin, tout au bout la zone des Cuatro Torres, où se trouvent les 4 plus grands gratte-ciels d’Espagne :

Tours Caja Madrid et Sacyr Vallhermoso

(La tour Caja Madrid, à droite, est d’ailleurs la plus haute tour du pays, du haut de ses 250 mètres)

Tours Cristal et Espacio

En tant qu’amateur de ce genre d’édifices, finir par cette zone m’a fait limite oublier l’heure et demie de marche précédente. Car oui, je me suis fait avoir comme un débutant par erreur de parallaxe (cf. la première photo, où t’as vraiment l’impression que la Plaza de Castilla et la CTB sont juste à côté. Epic lol).

Et pour finir, au bout du Paseo, une petite vue sur la Sierra de Madrid si le temps est dégagé…

La Sierra

P.S : Pas beaucoup le temps d’écrire ces derniers temps, le rythme d’écriture va peut être redevenir un peu plus normal incessamment sous peu ! Peut être…!

L’opération Persianas libres : une initiative originale

5 Feb

La première fois que l’on se balade dans les rues de Malasaña, il y a bien une chose qui interpelle/choque/amuse (au choix) : l’omniprésence des graffitis. Aucune devanture, aucun mur n’est épargné.  On trouve donc forcément un peu de tout :

Du…coloré :

Moskitas muertas (ce nom!)

Du…fait sous acide :

Le Tupperware, un club de Malasaña

Le Rock’n Roll :

Rock'n Roll Baby!

Le…euh :

The Goatse ?

Du fait-sous-acide bis, avec une pointe d’horreur et de malsain :

La sala Taboo

Et enfin, car sinon ça aurait été trop beau, du tag pur et simple, sans aucune recherche. Le truc qui te pourrit un mur ou une devanture en fait :

Sans commentaire...

Sous les graffitis, la crêperie

C’est suite à cette constatation (et la possible mauvaise image que ces tags « feos » donnaient au quartier ?) que le quotidien hyperlocal somosmalasaña a eu une idée assez originale : réunir artistes spécialistes du graff d’un côté, et commerçants désireux de se faire refaire la façade de l’autre. Et ils ont réussi ! L’opération, appelée « Persianas libres », aura lieu le dimanche 6 Février (demain donc). Et au dires du site (à vérifier demain donc, les infos n’étant pas forcément objectives), des artistes du monde entier auraient répondu à l’appel, la journée risque donc d’être animée : pour ceux qui sont à Madrid, si vous vous ennuyez demain, vous avec donc un plan supplémentaire (en plus des habituels Rastros et Parcs ;)  )

Mais c’est en allant un peu plus loin, et en lisant les commentaires de leurs articles (ici par exemple), que l’on se rend compte que tout le monde n’est pas forcément content. L’idéé, par exemple, que les artistes le fassent bénévolement, alors que les commerçants, de leur côté, en tireront éventuellement un bénéfice gêne. Citons par exemple palma44 :

« Los comercios, son negocios. Ellos ganan dinero vendiendo sus productos o servicios. Y sin embargo, los artistas, siempre al margen de la sociedad, tienen que gastar de su bolsillo el material para decorar una tienda que verá su imagen cambiada, limpia y tal vez bonita, con lo que conseguirá más dinero.

Los comercios del barrio se benefician economicamente y los artistas palman pasta….mmmmm »

Pour les allergiques à l’Espagnol : « Les boutiques, ce sont des entreprises. Elles gagnent de l’argent en vendant leurs produits ou services. Cependant, les artistes, toujours à la marge de la société, doivent payer de leur poche le matériel nécessaire à la « décoration » (ce n’est pas le mot le plus adapté en français, mais vous comprenez l’idée) d’une boutique qui verra son image changée, [avec une façade] propre, et peut être même jolie. Ce qui lui fera gagner plus.
Les commerçants du quartier vont en bénéficier économiquement, alors que les artistes, eux, mettent la main à la poche ».

Que l’on adhère ou pas, l’initiative vaut à mon avis la peine que l’on s’y intéresse. A voir dans les faits ce qui sera changé !

L’affaire du médiator, ou la diabolisation du médicament.

3 Feb

J’ai mis un peu de temps avant de me décider à écrire et publier cet article, totalement hors-sujet sur ce blog. Mais soit, je le fais quand même, cette page restant avant tout un moyen de communication.


Depuis la mise au grand jour de l’affaire du Médiator, je ne compte plus le nombre d’articles – sérieux et moins sérieux, il faut l’avouer – au sujet de la dangerosité de tel ou tel médicament que je vois chaque jour. Mais bon, c’est la spirale infernale du journalisme : quand tu vois ton voisin faire une une sur un sujet, qu’un deuxième voisin s’y met, puis un troisième, t’es un peu obligé de faire pareil, voire mieux, en cherchant du « frais », du « scoop ». Bien sur, n’étant pas dans le milieu, je ne donne là que mon avis, que mes amis journalistes qui passent par là me corrigent si je me trompe. Petit florilège :

- Le titre typique « incroyable, cliquez ! » : http://www.europe1.fr/France/Un-medicament-le-rend-accro-au-jeu-393377/

- L’article qui pose une question dont la réponse est connue depuis très longtemps

- L’article « Je surfe sur la vague, et je publie un truc publié déjà plusieurs fois dans la semaine, en m’offrant le luxe de faire une faute dans le titre » (on me dira, vu le site… :p)

- Et aussi, de très bons articles, comme celui-ci


Cette sur-abondance d’articles présente un effet majeur sur le grand public : la diabolisation de l’industrie pharmaceutique, et, surtout, du médicament.  Ce qui n’est d’ailleurs pas nouveau, la perte de confiance ayant déjà débuté avec l’affaire de la grippe A H1N1 il y a un an. Mais ce qu’il faut rappeler, c’est que le risque présenté, tout relatif, a toujours existé, et est fonction de chaque médicament. C’est d’ailleurs un élément majeur lors de la mise sur le marché d’une molécule : le rapport bénéfice-risque.

Qu’est ce que c’est ? Prenons l’exemple d’un immunosuppresseur, l’Azathioprine. En tant qu’immunosuppresseur, ce dernier peut être prescrit, par exemple, dans le cas d’une greffe, afin d’éviter le rejet. Vous avez le choix entre : ne pas prendre le médicament, auquel cas vous avez de bonnes chances de dire adieu à votre organe reçu ; ou prendre le médicament, et souffrir d’une bonne quantité d’effets secondaires (infections en tout genre, nausées, vomissements…). A vous de juger !

Vous avez donc là le rapport bénéfice-risque : tout médicament présente une dangerosité plus ou moins grande. Mais dans l’absolu, cette dangerosité ne veut rien dire, il faut absolument la ramener à l’effet bénéfique qu’il apporte. Et c’est là que je reviens au sujet : cette notion n’est que très rarement présentée dans les articles à mon avis. Et de ce que je vois autour de moi, j’ai bien l’impression que des raccourcis dangereux sont en train d’être faits.

Mais n’oublions pas que sans les médicaments, nous n’en serions pas là. Je ne serais peut être pas là à écrire, peut être bien mort d’une sépticémie. Vous ne seriez peut être pas là, votre arrière-grand-père étant décédé suite à une malencontreuse pneumonie non soignée. Des maladies maintenant oubliées, telles que la variole, seraient peut être encore d’actualité.
Et l’espérance de vie, parlons-en. 78,1 ans pour les hommes, et 84,8 ans pour les femmes (chiffres qui nous placent dans le haut du classement mondial, soit dit en passant). Sans les médicaments, vous pensez réellement qu’on les attendrait les 80 ans ? Il suffit de comparer avec les pays où l’accès aux soins est aussi simple que l’accès aux Galeries Lafayette un premier jour de soldes pour se rendre compte que non (même si j’en conviens, les facteurs sont multiples).


Evolution de l'espérance de vie en France




Je pourrais encore m’étaler, mais ça en deviendrait trop long, indigeste, et personne ne lirait (ahah, qui a dit « c’est déjà le cas ? » ;) . Si j’ai bien une chose à dire (et répéter) dans cet article, c’est que oui, il y a peut être eu des dérives inacceptables, oui, les intérêts économiques des labos sont de plus en plus importants, mais NON, ne stigmatisons pas le médicament.

Je vois déjà venir ceux qui diront que je ne fais que défendre mon bifteck. Oubliez, pendant quelques minutes, mes études. Et relisez l’article. Est-ce que vous pensez réellement qu’il a été influencé par d’éventuels intérêts ?
La confiance en le médicament relève plus de l’intérêt public que de petits intérêts personnels. Ne perdons pas non plus confiance en nos professionnels de santé : même si des aspects économiques (parfois importants) sont en jeu, leur rôle est avant tout de protéger la population. Qui a amorcé le débat sur les dérives actuelles ? La revue Prescrire entre autres, dont les rédacteurs sont…des Pharmaciens.

A bon entendeur…

Sources :

- Moi, pas mieux que des échantillons Phyto pour l’illustration, désolé !

- INED (Graphe)

Le Parque del Oeste, l’autre poumon de Madrid

29 Jan

Un chocolat chaud au Van Gogh

Ah, les douces périodes de révisions…

Comme je le disais dans l’un des articles précédents, Madrid se trouve en ce moment même en période d’examens. Et ça se voit : les bibliothèques sont bondées – certains s’asseyant parfois dans les couloirs en attendant que les places se libèrent – , de plus en plus d’étudiants passent la journée en tête à tête avec leurs cours dans les cafés,…
Pour faire face à la crise, des bibliothèques ont même mis en place des horaires extraordinaires, en ayant choisi tout bonnement de…ne pas fermer. C’est le cas par exemple de la Bibliothèque Acuña, à Argüelles, que j’ai décidé de tester aujourd’hui, la mienne étant fermée. Et bien…le moins qu’on puisse dire, c’est que ça change des B.U immenses et clean de la Comillas (voire de la Complutense) : très peu de place, luminosité pas excellente…mais je crois que c’est juste que je me suis habitué à trop bien. Quoiqu’il en soit, impossible de bosser, du coup au bout d’une heure et quelques je me décide à rentrer, et, à défaut de pouvoir travailler, faire un peu d’exercice.

C’est comme ça que m’est venue l’idée d’aller faire un tour au Parque del Oeste : pas loin, moins bondé que le Retiro, plus…authentique ?

Ce parc, comme son nom l’indique, est situé à l’ouest de Madrid, entre Argüelles et Moncloa en gros. Il est intéressant pour de nombreuses raisons :

- Le Templo de Debod, cadeau des Egyptiens à la ville pour leur avoir apporté de l’aide afin de sauver leurs monuments à la suite d’une catastrophe (Wikipedia l’expliquera mieux que moi)

- Le point de départ des téléphériques allant à Casa de Campo

- Et la vue sur Madrid ouest, ainsi que le Palais Royal.

Et c’est là que ça devient intéressant. Outre la vue, ce qui vaut le détour, on le trouve en suivant les petites allées du parc.

On y va ?

C’est un tout autre Madrid que l’on retrouve là. Loin des touristes, des petits immeubles de 5-6 étages, on retrouve là une face un peu moins connue des non-autochtones : le Madrid résidentiel. Non pas que le centre n’est pas résidentiel hein, loin de là, mais je pense qu’on se comprend. Et il faut avouer que c’est beaucoup moins sexy :

Waiting for a train

Un immeuble

En traversant les rails, on peut d’ailleurs avoir une vue sur le centre, plus précisément la Cathédrale de l’Almudena et le Palais Royal :

La Cathédrale de l'Almudena, vue depuis les rails

Après une petite demi-heure, la nuit tombant et les températures avec, je me décide à rentrer en passant par Moncloa, histoire de profiter un peu de la calme agitation qui règne à ce point stratégique de la ville :

Moncloa

L'interchangeur de Moncloa

La poste espagnole : petit tour au Palais des Communications

22 Jan

En ouvrant ma boîte aux lettres hier, voila ce que j’y ai trouvé :

Sorpresa!

Alors oui, ça faisait une semaine que je l’attendais cette lettre, histoire de ne pas avoir à aller la récupérer ensuite, et comme par hasard, les 2 heures où je sors, c’est là que le facteur passe, évidemment. Mais que voulez vous, les lois de Murphy sont impénétrables ! D’ailleurs, je ne vais pas blâmer la poste Espagnole sur un seul évènement, mais pour la rapidité, on repassera : en même temps que cette même lettre, d’autres sont parties du même point, dont une vers Hawaii. Autant dire l’autre bout du monde. Et devinez quoi ? Celle vers Hawaii est arrivée à destination bien avant :p

Mais bon, le plus étonnant dans l’histoire, c’est l’endroit où aller récupérer la dite lettre. Je pensais que comme en France, ça se ferait dans le bureau de poste du quartier, comme celui là (bon, c’est accessoirement le bureau de poste que j’espérais, j’avoue) :

Correos

Mais que nenni, comme vous l’aurez remarqué sur la première photo, c’est carrément au Palais des Communications qu’il faut aller, ça ne rigole pas ! Pour moi, c’est un peu comme s’il fallait aller au Ministère de la Santé pour mettre à jour sa Carte Vitale, ou aller à la Banque de France pour déposer un chèque, mais soit, ça fait une belle occasion de bouger un peu et d’aller voir cet endroit ;)

Le Palais des Communications (ou Palacio de las Comunicaciones en V.O) est l’un des édifices les plus impressionnants de la capitale. Jugez par vous-mêmes :

Palais des Communications

Situé sur la Plaza de Cibeles, il est entouré d’édifices et institutions tous plus mythiques les uns que les autres : le Prado, le Palacio de Buenavista, la Fuente de Cibeles, le Thyssen-Bornemisza pas très loin, la Banque d’Espagne,…cette dernière a d’ailleurs donné son nom a la station de métro du coin :

Banco de España

(C’est d’ailleurs la dite Banque que vous voyez en arrière plan).

Petite parenthèse, cette place est d’ailleurs THE point central des bus de nuits, encore appelés « buhos » (hiboux). Et très franchement, ces bus sont gé-niaux. Un fréquence à faire pâlir quelques lignes de jour de province (petite pensé à mon -très- ancien ZAC 2 Moufia – Hotel de Ville de Saint Denis, qui avait parfois plus ou moins la même fréquence, c’est à dire…un bus toutes les 15 à 20 minutes), un sentiment de sécurité même à 4h du matin, de nombreux points desservis. Non vraiment, n’ayez pas peur du fait que les métros s’arrêtent tôt/débutent tard : les bus de nuits sont là ;)

Fuente de Cibeles

Bref, la lettre donc. Il s’avère que le Palais des Communications à un peu perdu de son utilité, de par la tombée en désuétude progressive de la bonne vieille lettre papier…du coup, si j’ai bien compris, la Mairie de Madrid y aurait élu domicile depuis peu (si je me trompe, que l’on me corrige, je suis curieux là :p). Mais l’arrière de l’édifice est toujours occupée par les Correos. Le premier bureau, destiné aux envois et réclamations, et assez énorme :

A l'intérieur

J’allais dire, à la manière d’un aéroport, mais les aéroports sont quand même souvent plus beaux :p

Bref, voila, après quelques minutes d’attente, enfin la dite lettre en les mains, rien à dire de ce côté là !

PS : Je sais, je sais, je vous manque, mais étant en période d’examens, je n’ai pas vraiment le temps d’écrire, vous m’en excuserez ;)

Le métro de Madrid et la publicité : es todo perfecto ?

8 Dec

Il y a un truc qui, même après plusieurs mois, m’étonne toujours, c’est la quantité de pub pour le métro…que l’on trouve dans le métro. Vous me direz que oui, un peu d’auto-promotion ne fait pas de mal.
Sauf que là, c’est quand même assez extrême : en 4 ans, le Metro de Madrid a utilisé pas moins de 51 millions d’euros pour sa promotion, ce qui place l’organisation en tête des administrations publiques les plus généreuses d’Espagne en terme de budget publicité. A l’heure de la crise (surtout par ici…), on peut se demander si un tel budget n’est pas de trop. Surtout quand la dite administration prévoit d’économiser presque 8 millions d’euros en salaires.

Soit. Mais il faut avouer (du moins, de mon avis) que les publicités « Metro de Madrid » sont très (très) réussies, et valent très souvent le coup. Petite selection personelle :

  • A mon avis, l’une des publicités les plus…poétiques que j’ai jamais vues :

Pour les allergiques à la langue de Cervantes, la voix-off dit :

« Les nomades disent que ton corps est comme un plume, et qu’il ne doit pas rester immobile, car lorsque tu te déplaces, tu écris ton histoire sur la terre. Plus tu te déplaces, plus tu auras d’histoires. C’est pourquoi le métro va toujours plus loin, afin que Madrid continue d’écrire son histoire ».

  • Une autre vraiment pas mal, qui représente Madrid vu de dessous. Vous reconnaitrez la Puerta de Europa au tout début (photo dans l’article sur le Rastro de Tetuan ;) ), et le croisement de la Calle de Alcala et de la Gran Via à 0:30 :

  • L’une de plus récentes, qui passe depuis un moment sur les écrans des stations équipées. J’avouerais que le « Esta todo perfecto » devient un peu…agaçant à la longue, à force de l’entendre tout les jours :p :

Là encore, traduction (approximative, soit) :

« - J’taime plus Papa…Maman ne me réveille jamais aussi tôt…[entre dans la rame] Qu’est ce qui se passe ?

- Et bien…ils finissent de sortir tout ce qui est dans les rues. Les gens qui sont chargés de monter la ville voyagent dans ce premier train ! Tu vois ce grand monsieur ? C’est celui qui pose les lampadaires et les nids sur les arbres ! Celle qui ouvre les fleurs chaque matin ! Ah…et lui…j’en ai aucune idée !

- C’est celui qui…monte mettre l’horloge de la Puerta del Sol !

[sortent de la rame]

- Pardon, vous avez terminé de monter la ville ?

- Ah…oui oui, tout est prêt ;) (avec un accent d’ailleurs, quelqu’un a une idée d’où ?)

  • Une qui ne nécessite pas de traduction…

  • Et enfin, palme de l’originalité pour celle là :


Je vous passe les nombreuses pubs au format papier, après ce petit article très orienté vidéo ;)

Cela dit, ces pubs ont beau être belles, je me pose une question : à quoi servent-elles ? Le métro étant une nécessité plus qu’un choix pour un grand nombre de Madrilènes, en quoi la publicité changerait sa fréquentation ? Eventuellement influencer ceux qui hésitent entre la voiture et les TEC, et encore, je suis pas sur que ça fonctionne…

- Sources : http://www.vamosacambiarelmundo.org/2010/07/metro-de-madrid-dispara-el-gasto-en.html

P.S : Vous êtes tombés sur cet article en cherchant la vidéo de l’homme bourré qui chute dans le métro, et se fait sauver par un policier courageux ? Héhé, et bien non, rien de tout ça par ici, désolé…mais voyez le bon côté des choses, vous êtes tombés sur de belles vidéos ;)

ERASMUS EN RUMANÍA ¿Qué era todo aquel papeleo? (I)

6 Dec

Antes de nada, has de saber que todos los documentos tienen que pasar por la Oficina Erasmus de tu universidad normal* antes de ser enviados. Así que nada de hacerse el lío y buscar las direcciones para enviar el papeleo, no. Tú se lo llevas a tu coordinador/a y él o ella lo envía por burofax.

Dicho esto, una breve explicación acerca de lo que hay que rellenar:

Application Form
Este es un documento que te enviará por email la coordinadora Erasmus de tu universidad de destino. Sirve para informar a la universidad de que quieres ir a estudiar allí y que tengan todos tus datos de contacto. A veces también piden currículum y carta de motivación.

Learning Agreement
Rellenar esto cuesta sangre y sudor. Tienes que mirar las asignaturas de tu universidad de destino y de tu universidad normal. Has de mirar cómo se llaman, el programa de las mismas y cuántos créditos vale cada una (¡ojo, porque puede ser que unas estén en un plan de estudios rarito y otras en el Plan Bolonia!). Una vez analizado todo esto (échale dos o tres horas), tienes que rellenar el Learning Agreement con las asignaturas que vas a estudiar allí, de forma que les asegures que vas a realizar más de 30 créditos ECTS y que te asegures a ti misma que vas a estudiar cosas que te van a convalidar cuando vuelvas.

Accomodation Form
Esta es una solicitud de plaza en la Residencia asociada a tu universidad. Se puede pedir para un curso entero, por semestres o para eventos concretos. En mi caso, lo he pedido para las tres semanas en que se realizan los Erasmus Intensive Language Courses. Es decir, que me quedo viviendo allí hasta que me den cuatro nociones de rumano y de la vida en Cluj, y luego me busco la vida y un piso.

Application Form for the EICL
Este es el mismo que el primero, pero para pedir la plaza para los Erasmus Intensive Language Courses.

MUY IMPORTANTE; todos los documentos tienen unas DEADLINES, es decir, unas fechas límite para ser enviados. En cada documento la DEADLINE varía, así que hay que estar muy atenta para enviarlo todo el plazo porque, de no hacerlo, ocurrirá lo que su propio nombre indica; la muerte de tu Erasmus.
Si lo miras por el lado bueno, rellenar estos documentos te hace ser un poco más consciente de que te vas y te obliga a informarte de muchas cosas acerca de tu Universidad de destino. Si lo miras por el lado malo… ¡échale unas cuatro o cinco horas para rellenarlos!

Visto en Cluj-Napoca

Portrait d’Erasmus : Anaïs, étudiante en Ecole de Commerce

4 Dec

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Aujourd’hui, lancement d’une nouvelle catégorie : Portrait d’Erasmus. Catégorie qui permettra, au cours de l’année, de faire connaissance avec des étudiants venant des 4 coins de d’Europe, de partager une partie de leur histoire et de leurs anecdotes dans la capitale espagnole. Cet article étant mon premier portrait, j’attends vos retours, en commentaires ou autres, histoire d’améliorer éventuellement le tout ;)

Anais, in Starbucks

Anaïs, étudiante en école de commerce, est en Erasmus à Madrid pour un semestre.

* Pour commencer…pourquoi Madrid ?

-  Je voulais apprendre l’espagnol, et Madrid étant la capitale…voila !
On m’avait dit que aussi c’était une ville très jeune.  Je voulais vivre à l’Espagnole, comme dans le film quoi (NDLR : L’Auberge espagnole).

*Ahah ! D’ailleurs, tu trouves que le film est proche de la réalité ?

- Ca-rré-ment ! D’ailleurs c’est pour ça que j’ai choisi de faire une coloc’ à la base !

*Mais c’est pas un peu extrême parfois ? Je veux dire, par rapport à la réalité ?

Oula non…ça dépend vraiment des coloc’s ! Dans certaines…le film n’est pas si exagéré que ça !

* Et tu regrettes ton choix pour Madrid ?

- Ah mais pas du tout ! J’ai vraiment pas envie de partir là tout de suite…

* Partir ? Tu pars où d’ailleurs ?

- Hawaï ! En fait dans mon école, mon année est séparée en deux périodes, dans deux pays différents. Je voulais aller dans un état américain, et bon…j’avais envie de soleil aussi faut dire ! Et c’est l’occasion de découvrir un endroit bien différent d’un pays européen.

* Impatiente ?

-Oui et non ! J’avoue qu’avant de partir à Madrid, je ne pensais qu’à l’étape Hawaï…maitenant que j’ai découvert Madrid, je n’ai vraiment plus envie de partir. Mais je t’avoue qu’une fois de retour à Paris en décembre-janvier, là je pense que je vais de nouveau attendre le départ avec impatience !

*C’est quoi que t’aime justement à Madrid ?

La façon de vivre ! Ici, tu fais tout à ton rythme, tu n’as pas d’horaires, tu sors tout le temps,tu rencontres plein de monde…! T’as toujours un truc à faire, à chaque coin de rue tu peux retrouver un bar sympa, un endroit où manger quelques tapas ou je ne sais quoi !

* Et c’est quoi qui va te manquer le plus ici ?

-Oula…plein de choses : mes colocs, les vendredi soirs madrilènes, les soirées dans les appart’s où tu recontre plein de monde et plein d’étrangers…et le sushi shop de Serrano (rires).

*Mais tu savais quoi de Madrid avant de venir ?

Vraiment ? Pas grand chose. Je ne m’imaginais pas que c’était une ville si animée. Quand on te parle de Madrid, tu n’as rien qui vient. Quand on te parle de Paris, tu penses à la tour Eiffel ; quand on te parle de Pise, tu pense à la tour, mais Madrid…tu penses à quoi avant de venir ?
Donc vraiment, je ne m’attendais à rien du tout. A part la vie à l’espagnole. Vu que je connaissais deux autre filles en ERASMUS à Barcelone, qui m’avaient vraiment donné envie d’aller en Espagne, vu comment elles en parlaient !

* D’ailleurs, la grande question…Madrid ou Barcelone ?

- Franchement ? Madrid. Bon, je n’y suis allé qu’une semaine à Barcelone, mais là bas, c’est beaucoup plus balnéaire. J’ai l’impression que pour y vivre, il y a plus de choses à faire à Madrid.

* C’est marrant que tu dises ça, généralement les gens disent que Barça a une âme, que Madrid n’a pas ?

- Hmmm, non, je sais pas. Je trouve Madrid beaucoup plus jeune (à première vue)….enfin, je sais pas, question de goûts  !

* Tu peux me parler un peu d’où t’habites ?

J’habite à Malasaña, vers Bilbao. C’est un quartier super sympa, rempli de bars, de restaurants, toujours animé. Ma chambre donne sur la rue, et il n’y a pas un jour sans bruit ! C’est aussi un quartier super  bien situé, tu peux tout faire à pied, aller dans les endroits principaux (Gran Via, Sol, en moins de 15 minutes), où tu trouveras toutes les boutiques sans avoir à prendre un quelconque transport en commun, sortir en boite sans avoir à attendre le premier métro,…Et puis t’as toujours un Chino (NDLR : une épicerie, plus ou moins) à chaque coin de rue, c’est sympa ! (rires)

* Tu peux me parler de ton premier jour à Madrid ?

(rires) Oula ! Déjà mon avion avait du retard. J’ai du me trimballer toutes mes valises, bien lourdes, dans le métro. Il y  avait plein de monde, il faisait super chaud, c’était vraiment pas terrible. Les premiers jours étaient vraiment stressants. On passait nos journées sur l’ordi (idealista et autres) pour trouver des apparts, au téléphone pour avoir des rendez-vous avec les proprios. Mais on trouve vraiment facilement.  Je suis arrivé à Madrid le 12 septembre, le 14 au soir, c’était bon. Et ça reste une bonne expérience, même si c’est vraiment stressant.

* Et les débuts en tant qu’ERASMUS, pas trop durs ?

Non ! C’était trop bien ! Bon, au début au niveau des rythmes c’est un peu dur. Par exemple mes cours se terminaient à 16h, sans pause avant. Du coup, on mangeait après 16h…on mourrait donc un peu de faim. Mais au final, tu t’habitues super vite, et tu t’y mets à leur rythme…tu te surprends à manger à 22h et tout…tu deviens vite espagnol quoi !

* D’ailleurs des fois tu deviens même plus extrême non ?

- Ah oui oui oui…

* T’as eu des problèmes avec la langue au début d’ailleurs ?

Oula, au début ouais. Je ne pouvais pas sortir UN mot en espagnol, à part « si ». Je disais « ok » tout le temps. Mais très rapidement, on se rend compte qu’on comprend de plus en plus. Le plus dur, c’est de parler. Mais vraiment, le truc à faire c’est de rester avec des étrangers. C’est là qu’on apprend ! C’est une langue qui n’est vraiment pas difficile je trouve…pour un français du moins !

* Mais t’avais déjà étudié l’espagnol aussi non ?

Oui, au lycée, et en école. Mais c’était beaucoup d’écrit, et pas beaucoup d’oraux. Je pense avoir fait plus de progrès en 3 mois ici qu’en plusieurs années en France ! Le seul truc je regrette, c’est que je suis restée pas mal avec des français au final. Je pense que j’aurais plus progressé si ça n’avait pas été le cas. En plus mon coloc’ d’en face est aussi français, donc ça n’aide pas ! (rires)

* Mais c’est dû au système de ton école aussi non?

Oui oui, c’est sur, ça doit jouer…mais c’est qu’il y a beaucoup de français aussi à Madrid. T’en croises tout le temps, à chaque coin de rue. Même si je ne pense pas qu’ils soient majoritaires quand même.

* D’ailleurs, vu qu’on parlait de ton école…les études à Madrid, plus faciles ou plus difficiles qu’en France ?

- (réflexion) Je pense que c’est plus facile qu’en France. Ici, c’est beaucoup plus axé par cœur, alors qu’en France, on nous demande beaucoup plus de réfléchir. Après, tout dépend de ce que tu fais je pense.Bon, ça se vaut hein, je ne dis pas que c’est plus facile…c’est juste différent !

* Jusqu’à maintenant, tu pourrais me parler de l’endroit où t’es le plus allé ?

- (rires) Au Pacha je pense. Remarque, le sushi shop aussi…
En fait le truc, c’est que le mercredi soir, c’est soirée Erasmus, est c’est gratuit ! Du coup, au début j’y allais quasiment tout les mercredis soir, pour enchaîner le vendredi suivant. Et puis bon, faut dire que j’habite à côté, c’est super pratique.

* Et ton « pire » souvenir à Madrid ?

Et bien justement, ça a un rapport avec le Pacha (rires). Je me suis trompé de queue, on l’a faite 3 HEURES, on rentre, et là je me dis…c’est bizarre, c’est pas du tout comme la dernière fois ! J’me dis que bon, ils ont du ouvrir une nouvelle salle ou je sais pas. Et là je lève les yeux, et je vois…BUT. Disons que c’est une boite remplie de gamins…ça faisait vraiment… »boum » ! Avec les filles qui sniffaient dans les toilettes en plus, enfin voila quoi !

* Et ton meilleur souvenir du coup ?

- Ohlalala, c’est quoi cette question ! Je vais dire que l’un de mes meilleurs souvenirs ici, c’était ma première soirée « internationale », dans l’appart’ d’une amie ! Mais il y aurait tellement de choses !

* Toi qui vis à Paris à la base, si tu devais comparer rapidement les deux villes, tu me dirais quoi ?

-Alors déjà, le centre de Madrid est bien plus petit. A Paris, la ville est comme…autour de plusieurs centres. Tu dois absolument y prendre les TEC ! Là bas, j’ai 1h15 de trajet de portes à porte pour aller en cours ! Sinon, au niveau des rythmes, Paris est une ville qui mange plus tôt, qui se couche plus tôt, qui fait tout plus tôt en fait. C’est une ville beaucoup plus grise aussi, ici le ciel est toujours bleu !

Par contre, les magasins à Paris sont mieux (rires)

* Est-ce que tu conseillerais l’ERASMUS en Général ?

Oula oui ! C’est l’expérience d’une vie ! C’est une année inoubliable, je pense que ça te fait grandir aussi. Bien sur, ça dépend de ton état avant de partir, mais ça te fait réflechir sur plein de choses : les façons de vivre différentes, les habitudes…et encore, là on a fait que la moitié de l’année ! D’ailleurs je pense que l’année qui suit, avec le retour à la réalité, va être…difficile !

Merci Anaïs pour cette première interview en tout cas :)

English version

Well, today, let’s try something, with a new category : Interview of erasmuses. In this category, we’ll meet student from all over Europe, and share a part of their life here, in Madrid. This article being my first shot, I’m waiting for your feedbacks and comments ;)

Anaïs, a business’s school student, is in Madrid for one semester

* To begin with…why did you chose  Madrid ?

- Well, I wanted to learn Spanish, and  Madrid being the capital…that’s why !
And I’ve been told that it’s a city filled with young people (which it is !). Oh, and yeah, I have to admit, I did want to live a “Spanish life”, like in the movie ! (Note : “The Spanish apartment”). That’s one of the reasons i’ve looked for a « piso compartido » by the way !

*Ahah ! By the way, now, do you think the movie is close to reality ?

- To-ta-lly !

*But don’t you think it’s a bit…extreme in the movie ? I mean, exaggerated ?

- Well…not really. Okay, it really depends on the appartment, the people in it and everything. But in some appartements, it’s definitely not, really !

* And do you regret your choice for Madrid ?

- Wow, not at all ! I really don’t want to go right now…

* Go ? Where are you going ?

- Hawaï ! Actually, in my school, I have to do 2 differents exchanges, in the same year I did want to go in an american state and…well, I was looking for the sun too ! And it’s perfect to discover a place really different  from Europe !

* Hehe, can’t wait for it ?

-Hmmm…I don’t know ! I will admit that before coming to Madrid, I was really looking forward to go there, I was just thinking about Hawaï all the time ! But now I’ve discovered Madrid…I don’t really want to go ! But when I’ll be back in Paris in December-january, I think it’s gonna be different !

*But yeah, what do you like in Madrid ?

- The way of life ! You do whatever you want, whenever you want, you go out all the time, you meet a bunch of people…! You ALWAYS have something to do if you’re bored, in every little street you can find a nice bar, a place to eat some tapas…Spain !

* And what do you think will miss you here ?

-Wow, a lot of things…my  roomies, the Friday nights, the parties in the appartements where  you meet a lot of foreign people…and the Sushi shop of Serrano (laughs)

*But what did you know about Madrid before ?

- You want the truth ? Quite nothing. When you talk about Madrid, there’s nothing in your mind if you didn’t live here. I mean, when you talk about Paris, you think about the Eiffel tower ; when you talk about Pisa, you think about the tower…but really, Madrid…what do you have in your mind ? So yeah, I wasn’t expecting anything. Except the Spanish way of life. Because i knew two girls in Erasmus in Barcelona, who told me about Spain, and did make me want to come here !

* Speaking of Barcelona…the great question, Madrid or Barcelona ?

- Madrid. Well, i’ve been in Barcelona just for one week, but I don’t know, it’s so…touristic there. To me, Madrid is a better place to live;,you have so much more things to do!

* It’s really funny…i’m used to hear the contrary, that Barça has…a spirit !

- Weeeell, yeah, I don’t know.  There’s no accouting for taste ;)

* Could you tell me more about where you live ?

- Sure. I live in Malasaña, around Bilbao station. It’s a really nice place, filled with bars, restaurants, with a lot of things to do. My room has a window facing the street, and there’s not one calm day during the whole week ! And it’s also an area close to everything, you can go wherever you want walking…well, I mean, in the main places (Gran Via, Sol…), where you will find all the shops you want without having to take any  public transport, go in a club…And you always have a “Chino” in your street (note : A self-service shop), that’s great ! (laugh)

How was your first day in Madrid ?

- Ahah ! To begin with, my flight  was delayed. I had to carry all my luggages, really heavy, in the subway. There was a bunch of people, and It was soooo hot, it was really not great. The firsts days were  really stressful. We spent all our days on the computer, looking for flats (on idealista and others), on the phone to have some appointments with the owners… But one find something really easily. I’ve landed le 12th of september, the 14th, it was ok ! And still, it’s a great experience, even if it’s really stressful.

* And the firsts steps as an Erasmus, not too hard ?

- No ! It was so great ! Well, ok, at first, it’s a bit hard to get along with the spanish rythm. For example, my classes started at 4 p.m, without any pause before. So we had to eat after it…and we were a bit craving for food ! But in the end, you’re getting used to that, and you end up eating after 10p.m…you’ve became Spanish !

By the way, not so hard for the language thing at first ?

- Wow, yeah. I wasn’t able to say a word in Spanish, except “si”. I was like saying “ok” all the time.  But really quickly, you realize you understand more and more things. The hardest part is still the other way : talking ! Really, THE thing to do is to be with foreign people. That’s how you learn, and oh god, how quickly ! For a french, Spanish is really not so hard !

* But you’ve studied Spanish before right ?

- Yeah, in high school and in my school. But it’s a lot of writing work, we don’t speak a lot. Really, I think I’ve learned more here in 3 months than maaaany years in France ! The only thing I regret here, is that I’ve been quite all the time with French people. I think I would have a better level if it wasn’t the case ! Even my flatmate is french, so it doesn’t help (laughs)

* Besides, you were talking about your school…what do you think of the level ?

- Hmmmm…I think it’s more difficult in France. Here, it’s more the « by heart » thing, whereas in France, we’re asked to think, to solve problems. Well, it depends on what you’re doing and where you study here, of course. And I’m not saying it’s easy, just that…it’s different !

* Could you tell me about one place you’ve been a lot of times ?

- (laughs) At Pacha i think. Oh, well, the Sushi shop…The thing is, every Wednesday nigh, it’s Erasmus party there, it’s free for us ! So, in the beginning, I was there quite all the Wednesdays, and le Fridays ! And well, I live just next to it, so…

* And your “worst” moment here ?

- Well, it’s linked to Pacha (laughs) ! I was in the wrong queue, during 3 hours, i come in, and I’m thinking…it’s weird, it’s not like the other time! And there I see, a big sign, wit…”BUT” on it. Well, let’s say  the club was filled with kids (really). And with girls sniffing I-don’t-know-what in the bathrooms, ahah !

* And your best moment ?

- Ohlalala, what do you want me to answer to that ? I would say my first international party, at a friends’ place. But there are sooo many « best moments » here !

* You live in Paris, could you compare the two cities quickly ?

-Well, first of all, the center of Madrid is reaaally smaller than the Paris one. I don’t know, in Paris, le city is like…organized around many centers. You have to take the public transportation ! For example, I have 1h15 in the subway every morning to go to classes.  And the rythms are totally differents : in Paris, you do everything more early. But in Paris, the shops are better ! (laughs)

* To conclude, would you recommend the Erasmus experience ?

- Ohhh yeah !! It’s an unforgettable experience, I think it makes you…grow up. It makes you think about al lot of things : the different cultures, ways of life…! I think it’s gonna be hard next year, when we’ll go back to reality !

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